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Vie
municipale->>Armoiries
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Ancienne
armoirie |
Nouvelle
armoirie |
Commune
de Ouagadougou : les nouvelles
armoiries de la ville
Identité visuelle qui
traduit l’identité
culturelle de la ville de Ouagadougou,
les nouvelles armoiries, fruits
de recherches minutieuses, ont
été dévoilées
le 31 décembre 2003 dans
la salle des fêtes de
l’Hôtel de ville
par M. Simon Compaoré,
président du conseil
municipal. Quarante ans après
l’indépendance,
Ouagadougou se pare désormais
de ses nouveaux attributs et
se déclare confiant face
à l’avenir.
Neuf
(9) éléments composent
les nouvelles armoiries : un
cheval, un écusson, un
soleil éclatant, l’eau,
une chaîne, un pied de
mil, une branche de cotonnier,
un fanion et une devise : «
Waogdg ra yees beoogo ».
Me
Titinga Frédéric
Pacéré, à
qui l’honneur a échu
de produire l’œuvre,
est revenu longuement sur l’histoire
des armoiries avant de décortiquer,
symbole par symbole, les 9 éléments
qui « redorent le blason
de la mairie ».
Le
cheval constitue un pan même
de l’histoire du Burkina,
l’étalon de Yennenga,
le cheval de Ouédraogo.
Au-delà, le cheval est
symbole de grandeur, de noblesse,
de dynamisme de fidélité.
L’idée de bouclier
marque l’intégrité,
l’écusson du Wogdg
Naaba, chef de Ouagadougou.
Le soleil éclatant est
la base des rituels, le fondement
de la possibilité de
vie à Ouagadougou. C’est
l’idée aussi de
justice car le soleil éclaire
aussi bien « le pauvre
que le riche », l’eau
qui coule, c’est le Kadiogo,
la vie qui s’écoule,
le passé, le présent
et l’avenir. La chaîne,
symbole d’éternité
et de prospérité
de la ville. La conservation
des valeurs, c’est la
chaîne incommensurable
du Mogho Naaba Yandfo qui a
fait de Ouagadougou une ville-capitale.
Celui-là même que
le colon a tout fait pour démystifier,
« notamment en déviant
la voie ferrée sur sa
tombe et en dispersant ses restes
». L’épis
de mil représente la
nourriture de base. Le coton
blanc, image de pureté,
la sincérité de
bâtir la ville. Le fanion
est un élément
de culture, symbole de puissance,
le fanion du Moogho Naaba «
naamviré », grand
conquérant. Enfin une
devise « Waogdg ra yees
beogo », autrement dit
, « Ouagadougou, n’aie
pas peur de l’avenir »,
« laisses l’avenir,
venir lui-même »
: Ouagadougou, capitale des
« kombemba », grands
guerriers, capitale du pays
des « hommes intègres
». Ces nouvelles armoiries
sont donc plus en phase avec
l’histoire et les ambitions
de la ville.
La
confection des armoiries a été
confiée à l’homme
de culture, Me Titinga Frédéric
Pacéré. Après
un travail de plus d’une
année de recherches,
d’échanges, de
confrontations et d’explications,
il a été élaboré
plus de 350 esquisses d’armoiries
dont une a été
adoptée par le conseil
municipal le 26 novembre 2002.
Après
quarante ans d’indépendance,
la commune de Ouagadougou se
devait de faire une introspection
sur ses symbolismes essentiels,
dont une relecture de ses armoiries.
Selon le maire Simon Compaoré,
les nouvelles armoiries qui
s’inspirent des précédentes,
« tiennent comptent des
valeurs de l’histoire
de la ville, de la culture léguée
par les ancêtres et des
valeurs essentielles à
guider les objectifs de la ville
et des intérêts
suprêmes de la Nation
».
C’est
au cours de la session extraordinaire
du 7 août 2001 que le
conseil municipal de la ville
de Ouagadougou a opté
pour le changement des armoiries
de la ville. Motif, celles actuelles
sont très chargées
et ne représentent plus
la spécificité
de la seule ville de Ouagadougou.
Les armoiries apparaissent comme
l’identité culturelle
des peuples et des institutions,
le reflet de leur histoire profonde
et des aspirations à
venir, par la prise en compte
des valeurs essentielles de
vie. Pour le maire de la ville
de Ouagadougou, M. Simon Compaoré,
les anciennes armoiries, avec
tout le mérite qu’il
faut leur reconnaître,
se devait d’être
repensées, réadaptées.
Ceci par rapport à la
connaissance actuelle de l’histoire
de la ville que le recule et
les moyens d’investigation
moderne autorisent.
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